Décupler votre énergie grâce au Sourire du Cœur.



L'Énergie du Coeur

L’ÉNERGIE DU CŒUR


Introduction

“Docteur, je n’ai plus d’énergie!”


J’ai pratiqué la médecine à Montréal pendant près de vingt ans. J’ai recueilli les plaintes de milliers de patients. Je peux vous affirmer que la doléance qui revenait le plus souvent et avec le plus de véhémence était sans contredit : « Docteur, je n’ai plus d’énergie. »

Ce symptôme, désespérant pour le médecin souvent impuissant, peut être attribué à de multiples causes, dont plusieurs ne sont pas médicales. La fatigue dévore et ronge plusieurs vies. Cette peste moderne est répandue à travers tous les continents, elle n’épargne aucun groupe d’âge. Elle empoisonne les vies et prive plusieurs millions de personnes de la possibilité d’accéder au bonheur.

Ma grande curiosité m’a amené à faire des études universitaires, en biochimie d’abord, puis des études de médecine par la suite. J’ai ensuite œuvré dans le domaine relativement jeune de la toxicomanie, qui m’a attirée par sa nouveauté.

Dans son livre « Esprits Rebels » qui a été brûlé sur la place publique au Liban au début du siècle dernier, Kahlil Gibran décrit des personnages qui ne se conforment pas à la façon de penser prépondérante de leurs contemporains, des personnes qui ont le courage de vivre ce qui leur semble être « la bonne chose à faire ».

Son contemporain, le philosophe américain Ralph Waldo Emerson, dans son essai « Self-Reliance » (Compter sur soi), exhorte lui aussi le lecteur à penser par lui-même et à ne pas automatiquement gober tout ce que les autorités imposent comme « la vérité ». Je suis un de ces esprits rebelles, c’est-à-dire que je possède un esprit critique, qui n’accepte rien sans l’avoir d’abord évalué. J’aime bien penser par moi-même et je suis mal à l’aise dans les institutions rigides, celles où on impose une façon de voir les choses, une réalité, un système de valeurs, un code d’éthique.

La médecine telle que pratiquée actuellement au Canada et aux États-Unis m’est vite apparue comme limitative; j’avais l’impression de porter un vêtement trop serré. Au Canada, le facteur restrictif est le manque de ressources financières. Aux États-Unis, le pouvoir décisionnel n’est plus entre les mains des médecins mais dans celles des compagnies d’assurances. Les seuls gagnants dans l’industrie de la santé américaine sont les actionnaires des compagnies pharmaceutiques et celles de gestion des soins. Le grand perdant est le patient.

Je sais qu’on ne change pas une vaste institution comme l’industrie de la santé; toute tentative de transformation est perçue comme une menace, et l’élément perturbateur est vite rejeté par le système. Impuissante à changer le système de l’intérieur, j’ai opté pour la curiosité d’aller voir ailleurs. Plutôt que de vivre en réclusion, j’ai joint les rangs des optimistes, de ceux qui croient en la possibilité d’un avenir meilleur quant à la gestion de la santé. Ma maxime est devenue: « Il doit y avoir une meilleure façon de faire les choses » et je suis partie à la recherche.

Ma mission était de trouver et de partager de nouvelles façons d’aborder la santé. Car la santé est bien plus que l’éradication de la maladie, c’est la jouissance d’un état de bien-être total, une santé globale rayonnante. Et c’est cette santé rayonnante que je voulais offrir.

Je me suis renseignée, j’ai exploré d’autres avenues et j’en ai retiré des informations intéressantes que je veux partager avec vous. Mes intérêts et ma curiosité m’ont guidée vers le vaste sujet des énergies. La physique subatomique, la cosmologie moderne avec sa découverte de l’énergie noire, les nouvelles sciences neurocognitives, la médecine énergétique, les recherches sur la conscience, la métaphysique sont tous des domaines qui me fascinent.

Comme le manque d’énergie de mes patients était ce qui me préoccupait en premier lieu, j’ai transposé plusieurs de ces notions scientifiques sur l’énergie dans le domaine de la santé et celui de la gestion de l’énergie personnelle. Au fil de mes explorations, j’ai retenu certaines approches, certaines techniques qui offrent de grandes possibilités de transformation et de guérison, et je vous les présente ici.

Dans le domaine de la santé, plusieurs approches thérapeutiques à base énergétique (l’acupuncture et le toucher thérapeutique, pour n’en nommer que quelques-unes) ont été utilisées avec succès depuis longtemps. La méditation est aussi une technique qui restaure l’énergie et qui apporte de nombreux bénéfices, mais les résistances à son utilisation sont nombreuses: le manque de temps et le besoin d’isolement pour méditer sont les excuses évoquées le plus fréquemment.

Les recherches de la fin du vingtième siècle, grâce aux nouvelles technologies radiologiques informatisées, ont permis de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Encore plus récentes sont les recherches sur les nouvelles fonctions du cœur et la possibilité de synchroniser son cœur avec son cerveau. Le cœur est la nouvelle frontière à explorer sur le plan physiologique et potentiel humain. Ces découvertes font l’objet de la première partie de cet ouvrage « Le Cœur: une nouvelle frontière ».

La deuxième partie, intitulée « Le Sourire du Cœur », décrit une technique simple et efficace qui permet d’influencer et de moduler l’activité cérébrale. Grâce aux énergies supérieures du cœur, il est possible de calmer, d’harmoniser et d’énergiser tout l’organisme.

Ces découvertes importantes des dernières années ont des implications capitales dans nos vies quotidiennes, en particulier dans le domaine de la gestion de l’énergie personnelle. Les adeptes de la pratique du « Sourire du Cœur » rapportent de nombreux effets bénéfiques qui ont amélioré leur qualité de vie, leur santé et la qualité de leurs relations personnelles et de travail. Ces domaines d’applications sont abordés dans la troisième partie « L’Énergie du Cœur à votre service ».

Je joins donc les rangs d’autres médecins pionniers: Dr David Servan-Schreiber, Dr Dean Ornish, Dr Boris Cyrulnik, Dr Deepak Chopra et de nombreux autres, qui proposent des approches complémentaires à la pratique traditionnelle de la médecine occidentale. Ces nouvelles venues, surtout quand appuyées par des recherches rigoureuses et convaincantes, s’avèrent très utiles à améliorer la santé et la qualité de vie.

Je vous lance une invitation: utilisez votre cœur de façon optimale. Apprenez à accéder à une source incroyable d’énergie, à même votre cœur, en pratiquant le « Sourire du Cœur ». Vous participerez ainsi à l’évolution de la race humaine, car les énergies qui émanent de votre cœur sont d’une puissance telle qu’elles permettront le passage de l’humanité de l’âge de la Raison à l’âge de la Sagesse.

J’ose espérer que la pratique du « Sourire du Cœur » contribuera à transformer votre expérience de vie et, qu’à votre tour, vous aurez envie de « contaminer » la planète avec un sourire harmonisant qui vient du cœur.

Bonne lecture!

Dr Nathalie Campeau, MD
Fort Lauderdale, 2004

 

L'Ènergie du Coeur - Dr Nathalie Campeau

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Extrait du Chapitre 7

Chapitre 7 - Qu’est-ce que l’énergie?

Le Sourire du Cœur est une technique basée sur l’énergie. Les adeptes de cette technique puisent à même les énergies générées par un état de cohérence cardiaque pour transformer leur perception et améliorer leur niveau d’énergie personnelle. Il serait donc intéressant à ce moment de nous pencher sur la question de la nature de l’énergie. Qu’est-ce que l’énergie et comment se comporte -t-elle?


La nature de l’énergie

L’énergie est une force de la nature. Les physiciens définissent l’énergie comme une force qui permet d’effectuer un travail. Par exemple, l’énergie cinétique permet à un objet de se déplacer. Il existe aussi de l’énergie électrique, chimique, nucléaire, élastique, gravitationnelle, et plusieurs autres. Il y a un principe fondamental en physique nommé le principe de conservation de l’énergie. Celui-ci stipule que l’énergie d’un système reste constante, quelle que soit la forme que prend cette énergie.

Einstein est connu pour sa fameuse loi: E=mc2 qui décrit la relation entre l’énergie et la matière. Le monde matériel et le monde énergétique sont donc inter-reliés. Les applications de cette loi entre masse et énergie ont servi à créer la bombe atomique. Beaucoup d’énergie peut être confinée dans la matière!

Le monde tel que décrit par les physiciens modernes est très difficile à concevoir et presque une insulte à l’intelligence, ce qui a fait dire à Niels Bohr: «Quiconque n’est pas choqué en lisant la théorie quantique ne l’a pas comprise».

Les échanges constants entre énergie et matière sont difficiles à concevoir car ces transformations échappent à l’observation par nos sens. La réalité décrite au niveau subatomique semble parfois en contradiction avec la réalité macroscopique. Par exemple, une particule subatomique peut se déplacer d’un point à un autre, instantanément, sans passer par les locations intermédiaires entre les deux points.


Qu’est-ce que « la réalité »?

Nous avons été conditionnés durant notre enfance à voir la réalité d’une certaine façon. Deepak Chopra 39, dans son livre « Un corps sans âge, un esprit immortel » appelle ce phénomène d’enculturation «l’état hypnotique de notre conditionnement collectif». Nous sommes conditionnés par la société dans laquelle nous avons grandi à percevoir la réalité selon les normes scientifiques acceptées par la majorité.

Au temps de Galilée, la perception du cosmos était que la terre était le centre de l’univers. Avant ChrisHauthe Colomb, la réalité était que la terre était plate. La réalité change avec les époques et s’adapte aux découvertes scientifiques. De même, ce qu’on appelle un miracle à une époque, devient un fait scientifique à l’époque suivante.

Il existe un délai d’environ 150 années entre le moment d’une découverte scientifique et son acceptation par la société. Les découvertes des physiciens quantiques du début du vingtième siècle, y compris les implications de la théorie de la relativité, ne feront partie de notre culture que d’ici une cinquantaine d’années. La « réalité » d’alors comprendra des concepts comme le principe d’incertitude d’Heisenberg basé non sur l’observation mais sur des statistiques.

De même en sera-t-il du concept de la subjectivité qui stipule que le fait de participer à une expérience influence les résultats. La sacro-sainte « réalité objective », telle que nous la vénérons de nos jours, est une terminologie périmée. Cette réalité est en train de céder le pas à une autre réalité, subjective, basée sur des phénomènes quantiques.


Au-delà de l’univers physique

Les scientifiques du « très petit », les physiciens sub-atomiques, et ceux du « très grand », les astrophysiciens, sont les nouveaux grands explorateurs; ils poussent les frontières du connu en essayant d’expliquer un monde encore inimaginable. La cosmologie, science qui essaie de décrire comment le monde a commencé, est fascinante par les questions qu’elle soulève.

Carl Sagan, Stephen Hawking et Hubert Reeves nous ont invités à suivre leurs découvertes et à nous poser avec eux les questions qui ont fasciné les hommes depuis la nuit des temps: Comment l’univers a t-il commencé? Quel est l’avenir de l’univers? Comment l’univers a t-il évolué à partir d’un élément aussi simple que l’atome d’hydrogène vers un système aussi complexe et gigantesque et peuplé d’êtres conscients?

Les concepts tellement familiers du temps et de l’espace sont au cœur de cette exploration. La théorie du « Big Bang » propose que l’univers soit apparu instantanément, et qu’avec lui sont nés l’espace-temps ainsi que la matière/anti-matière.

Avant le « Big Bang » (ce qui est illogique car le temps est un concept postérieur au Big Bang) existait la « Singularité », un état non pas antérieur mais au-delà du cosmos.

La « singularité » décrit un état de pré-création où la température, la densité et l’énergie sont infinies. La « singularité » est un état d’unicité infini, impossible à connaître par la science. L’entropie y est négative, c’est è dire le désordre y est maximum; le chaos règne, donc le potentiel créateur y est infini.

La « singularité » est en dehors du temps et de l’espace, elle est donc toujours dans le moment présent et éternelle. Les qualificatifs utilisés pour décrire cet état de « singularité » sont infinité, éternité, omniprésence, potentiel créateur illimité, impossible à connaître. Cette terminologie nous est familière, elle est celle du domaine des religions, pas celle du domaine scientifique. De tout temps, ces termes ont servi à décrire la déité, l’Absolu. Ce qui fait dire à Paul Davies40, physicien quantique, que «la science moderne est actuellement plus près de Dieu que la religion».

Cette similitude de terminologie est incontestable. Les physiciens modernes, y compris les astrophysiciens et astronautes sont des personnes qui ont développé un attrait certain pour la dimension de l’au-delà. Quand on a demandé à Einstein ce qui le fascinait le plus, sa réponse a été «Je veux savoir comment Dieu a créé ce monde».

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Le Sourire du Cœur décrit dans ce livre n’est pas une technique qui a été étudiée par l’Institut HeartMath. L’auteur n’a pas l’intention d’impliquer que les conclusions des recherches de l’Institut s’appliquent au Sourire du Cœur.


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